Mouvement international des jeunes : transformer le monde par la puissance des idées
Un mouvement mondial de jeunes qui bâtit le prochain paradigme de la civilisation — la paix par le développement et les pouvoirs créateurs de l’esprit humain.
Helga Zepp-LaRouche
Fondatrice de l’Institut Schiller
Jamais l’existence même de l’humanité n’a été autant en danger qu’en ce moment, pas même pendant la guerre froide ou la crise des missiles de Cuba.
Dr Naledi Pandor
Ancienne Ministre des Relations Internationales, Afrique du Sud
Les événements mondiaux des deux dernières décennies ont engendré désespoir et vive inquiétude parmi les citoyens attentifs de notre communauté mondiale.
Jamais l’existence même de l’humanité n’a été autant en danger qu’en ce moment, pas même pendant la guerre froide ou la crise des missiles de Cuba. Les deux guerres régionales, en Ukraine et en Iran, sont en train de dégénérer en ce qui pourrait devenir une guerre nucléaire mondiale.
Le droit international a été déclaré « inutile », voire nuisible à une notion mal comprise de la souveraineté. La diplomatie et les négociations sont écartées au profit de solutions militaires. L’économie mondiale est en train de glisser vers une dépression comparable à celle des années 1930, et le système financier mondial est désespérément surendetté.
De l’autre côté, les pays du Sud global tentent de se libérer en cherchant à surmonter l’ère de 500 ans de colonialisme et à développer l’ensemble de la chaîne de valeur dans leurs propres pays. Lors du premier sommet afro-asiatique, la conférence de Bandung en 1955, le président indonésien Sukarno, le premier ministre indien Jawaharlal Nehru et le ministre chinois des Affaires étrangères Zhou Enlai avertissaient que le colonialisme se perpétue sous sa forme moderne. Aujourd’hui, 71 ans plus tard, c’est toujours le cas, entre autres sous la forme du système financier et commercial.
Il est donc d’autant plus urgent de remplacer le vieil ordre en désintégration par une nouvelle architecture mondiale de sécurité et de développement, qui doit prendre en compte l’intérêt de chaque nation de la planète.
Le système actuel prive la jeunesse du monde de son avenir. C’est donc son droit inaliénable non seulement de faire entendre sa voix, mais aussi de commencer à jouer un rôle puissant sur la scène internationale afin de façonner l’avenir qu’elle représente. Si les jeunes s’unissent pour former un mouvement de jeunes citoyens du monde, cette bataille, la plus importante de l’histoire de l’humanité, peut être gagnée.
Ne laissez pas tout ce que l’espèce humaine a jamais produit — toutes les grandes découvertes et inventions, toutes les belles créations de la musique, de la poésie, de la peinture et des autres formes d’art — être détruit simplement parce qu’une oligarchie veut garder le contrôle du monde. Remplissez vos cœurs et vos esprits d’amour pour l’humanité, et vous deviendrez les architectes d’une nouvelle ère de l’humanité !
Les événements mondiaux des deux dernières décennies ont engendré désespoir et vive inquiétude parmi les citoyens attentifs de notre communauté mondiale. Le conflit entre l’Ukraine et la Russie, le génocide en cours perpétré par l’Israël de l’apartheid à Gaza et dans le territoire palestinien occupé, la guerre au Soudan et le génocide au Darfour, ainsi que la longue guerre dans l’est de la République démocratique du Congo, ont tous fait payer un terrible tribut aux habitants de ces communautés.
La misère des plus pauvres de notre monde a encore été aggravée par le détournement des fonds de développement vers le financement militaire et par la croissance de l’industrie de défense et des budgets de défense. Des initiatives positives telles que les Objectifs de développement durable des Nations unies ont été ignorées et oubliées. Ces objectifs auraient réduit de moitié la pauvreté mondiale et considérablement diminué les inégalités.
Tous ces événements ont provoqué un déclin dévastateur du respect du droit international et des traités et conventions internationaux qui protègent les pauvres et les vulnérables. Des institutions comme les Nations unies et leurs divers mécanismes n’offrent plus de protection contre les préjudices et luttent elles-mêmes pour survivre.
Le seul espoir pour l’avenir, c’est notre jeunesse. Des jeunes qui s’engageront pour la tolérance, la démocratie, la paix et le développement. La jeunesse d’aujourd’hui doit étudier la géopolitique du présent et s’engager à faire beaucoup mieux lorsqu’elle aura l’occasion de diriger. Notre jeunesse devrait se concentrer sur des priorités de développement telles que les Objectifs de développement durable et l’Agenda 2063 de l’Afrique.
En se concentrant sur la coopération au développement et sur la construction de partenariats pour le développement, notre jeunesse peut contribuer à bâtir un monde meilleur.
Le droit international est essentiel pour bâtir des relations durables entre les nations et les communautés ; la jeunesse devrait soutenir le respect du droit international et créer de solides mécanismes de responsabilité pour en promouvoir l’application. La coopération internationale et le commerce devraient avoir pour axe une coopération équitable et un commerce équitable.
Sous la direction de figures emblématiques telles que Nelson Mandela, l’Afrique du Sud a montré qu’il est possible aux êtres humains de bâtir un monde meilleur. La jeunesse d’aujourd’hui et de demain devrait s’inspirer de l’exemple de Mandela et de ses compagnons dans son effort pour créer un monde qui poursuive la dignité humaine, la justice sociale, la paix et la démocratie.
Joint Statement for the Formation of the Global Youth Movement for a Just World Order and New Paradigm
We, the youth of the world, believe that our generation has a responsibility unlike any before it. We have inherited a world filled with incredible scientific achievements, yet millions of us still live in poverty, wars continue to divide nations, and too many people are denied the opportunity to reach their full potential. We refuse to believe that these problems must define our future.
What makes humanity unique is not our wealth, military power, or natural resources. It is our ability to think, discover, and create. Every great step forward in history began with an idea. From agriculture and medicine to electricity and space exploration, human creativity has allowed civilization to overcome challenges that once seemed impossible. The greatest resource any nation possesses is its people and their ability to improve the world through knowledge and innovation.
We believe that every nation has something valuable to contribute. No country should be treated only as a source of raw materials, cheap labor or political influence. No country should be marginalized based on tribe or race. Every nation is home to people with talents, ideas, and dreams that deserve the opportunity to flourish. A just world order must promote education based on creative reason, scientific research, technological progress, and economic development so that every person has the chance to contribute to humanity’s future.
True peace is more than the absence of war. It is a world where people have access to food, clean water, healthcare, education, and meaningful work. It is a world in which nations cooperate instead of competing through conflict and exploitation, recognizing that the progress of one nation can benefit all.
Our generation also has the responsibility to break the cycle of hatred and violence that has been passed down for far too long. The divide between nations based on race or color, economic exploitation, or any other arbitrary difference should stop. Violence has too often been answered with more violence, creating new generations of pain and division. Many have erroneously believed that retribution is a sign of strength while diplomacy is a sign of weakness. That cycle must end with us! We choose cooperation over conflict, dialogue over hatred, and hope over despair. As many are warning today, including such as General (ret.) Harald Kujat, former Inspector General of the German Armed Forces and Chairman of the NATO Military Committee, the world is in a situation similar to that of August 1914. But the joining of the U.S.-Israeli war of aggression against Iran to the NATO proxy war against Russia, the world’s greatest nuclear weapons power, threatens destruction far worse than World War I, including the possible elimination of human civilization itself. The insane commitment by Western governments and institutions to perpetuate this war, even to the point of the use of nuclear weapons, must be stopped now, before we lose absolutely everything in a hellfire. The need for voices of reason to speak in unison, to challenge the irrationalism of “might makes right,” has never been greater.
These conflicts, as well as the wars on the African continent plaguing the innocent citizens of Sudan, the Democratic Republic of the Congo, and many other populations, remind us that a single miscalculation can cause catastrophic consequences for millions of people. At the same time, the unjust war in the Middle East has contributed to instability in global energy markets, disrupted trade routes, and increased the risk of economic shocks that affect both developed and developing nations. Rising fuel prices, inflation, and food insecurity due to the disruption of the fertilizer industry are causing famine. You may be traveling, but people in many developing nations have packed their cars away, unable to cope with rising fuel prices. You may be eating your daily bread, but many of us are not.
The world is a global village. Conflicts that rise in one part of the world often create a ripple effect through a disproportionate share of economic consequences in the other parts of the world. This reality demonstrates that lasting peace cannot be achieved through military power alone. It must be built upon economic development, scientific advancement, technological innovation, mutual respect among nations, and a shared commitment to solving humanity’s common challenges.
There is only one realistic path toward safeguarding world peace: the international community must urgently place the creation of a new global security and development architecture at the center of its agenda and work collectively to establish a renewed framework for international relations. This framework should be firmly grounded in the principles of the United Nations Charter, the Five Principles of Peaceful Coexistence, and the lessons of the Peace of Westphalia, which demonstrated that lasting peace can only be achieved when the legitimate interests and concerns of all parties are recognized and respected.
In essence, the principle of indivisible security must once again become a cornerstone of international relations. Alongside the Schiller Institute’s proposal for a new global architecture, outlined in Helga Zepp-LaRouche’s Ten Principles of a New International Security and Development Architecture, China has also put forward a broad vision through its four global initiatives, particularly the Global Governance Initiative, which represents one of the most comprehensive contributions to the discussion on building a more cooperative, secure, and development-oriented international order. Initiatives such as the Belt and Road, the construction of major enablers of economic development such as ports, roads, and high speed rail coincide with the Schiller Institute’s proposal of the World Land-Bridge, a global vision of using interconnected continental development corridors to eliminate poverty.
Among the elements of that vision are the African continental high-speed rail network included in the African Union’s Agenda 2063; the expanded LaRouche Oasis Plan, a fifty-year development plan for Palestine, Israel, and the entire region focused on nuclear desalination, canals, and transport; the Transaqua Project to transfer water from the Congo River to refill Lake Chad, which would benefit 40 million people in 12 nations and provide the basis for the development of the entire Central African region; the Bioceanic Corridor, a high-speed railway linking Peru’s Chancay Port, the most advanced deep water port in South America, to the Atlantic coast of Brazil; NAWAPA-PHLINO, the North American Water and Power Alliance and the North-West Hydraulic Plan of Mexico, a combined continental water-management project designed to transfer water from Alaska through Canada, the western United States, and Mexico; and the Bering Strait Tunnel, a 53-mile underwater tunnel to connect North America to Eurasia by rail.
How beautiful will it be for the youth to participate in these beautiful ideas and projects that will shape the coming fifty years of humanity.
As the youth of the new International Youth Movement, we are committed to taking our vision beyond words and into the world’s most influential decision-making platforms. We will actively present our ideas and advocate for a new paradigm of peace through development. We direct our call for a new paradigm of peace through development to the participants of the various upcoming intergovernmental summits of 2026 and 2027, including the August Shanghai Cooperation Organization (SCO) Conference, the September United Nations General Assembly, the September BRICS Summit, whose participants represent the majority of the population of the youth in the world, and February’s 40th African Union Summit, reflecting the largest youth population in the world, predicted to reach 42% of the world youth population by 2030. Heads of state, policymakers, international organizations, business leaders, academics, and fellow young people, it is time to embrace science, technology, economic cooperation, and human centered development as the foundation for lasting peace. We believe that the voices of young people must not merely be heard—youth leaders must definitively shape the policies that will determine their own future. We therefore call on governments and international organizations to adopt the necessary principles and policies outlined in this document, and others that are necessary to bring this vision into reality, in the immediate term.
The youth believe that the future will be shaped not by fear, but by our willingness to work together for the common good. Thank you.
La crise actuelle de l’Afrique vue du point de vue de l’histoire universelle
Extrait du discours prononcé par Lyndon H. LaRouche, Jr. le 26 avril 1997 à la conférence de l’Institut Schiller « La paix par le développement dans la région des Grands Lacs africains », Walluf, Allemagne. Publié pour la première fois dans EIR, vol. 24, n° 22, 23 mai 1997.
Lyndon LaRouche s’adresse aux diplomates africains et aux invités de la conférence de l’Institut Schiller « La paix par le développement dans la région des Grands Lacs africains », Walluf, Allemagne, 26 avril 1997. EIRNS/Christopher Lewis
Bien que je m’intéresse à beaucoup de ces sujets et que je sois impliqué dans nombre des questions qui seront discutées aujourd’hui, il m’a semblé plus approprié d’aborder le seul sujet que personne d’autre n’aborderait : la situation du monde, qui définit la situation de l’Afrique.
Je vous demande maintenant de cesser un instant d’être Africains et de monter au sommet d’une montagne, d’où vous pouvez voir au loin toute l’étendue de la population de cette planète, et aussi plonger dans son passé, sur plusieurs siècles. Regardez la situation dans laquelle nous sommes ; regardez de haut cette planète sur laquelle il se trouve que vous vivez, mais restez un moment au sommet et demandez-vous : que se passe-t-il dans le monde entier ?
Regardons l’Afrique, son développement et sa douleur d’aujourd’hui, à la lumière de ce qui se passe dans le monde. Et ce que l’on voit, c’est que cette civilisation planétaire est en train de se désintégrer !
Nous sommes au bord — en réalité en plein processus — du plus grand effondrement financier mondial de toute l’histoire humaine. Nous en sommes au point où les systèmes monétaires de tous les pays, à l’exception possible de la Chine, peuvent se désintégrer un matin donné. C’est-à-dire que nous pourrions avoir une réaction en chaîne dans la spéculation financière qui, en 48 à 72 heures, peut anéantir toutes les monnaies et toutes les banques de cette planète, simplement parce que tout se fige ; l’argent n’est plus négociable, à cause de l’effondrement. Cela peut arriver.
Le président Franklin Roosevelt au Liberia, 1943 — du même article d’EIR.Godfrey Binaisa, ancien président de l’Ouganda — du même article d’EIR.
Poursuivre la lecture — le discours complet retrace la nature de l’homme comme créature d’idées et la place de l’Afrique dans l’histoire universelle.Lire sur larouchepub.com ↗
Regardez les États-Unis au cours des 30 dernières années—encore une fois, remontez dans le passé. Observez le niveau de vie aux États-Unis pour une famille typique, et voyez la contribution à ce niveau de vie représentée par le revenu d'un seul membre actif de cette famille, il y a 30 ans. Aujourd'hui, regardez une famille comparable. Le niveau de vie en termes de consommation, la consommation physique, est réduit de moitié. La qualité des soins médicaux disponibles est aussi réduite de moitié environ. Le niveau d'éducation, je dirais—j'exagère peut-être, mais je ne le pense pas—est proche de zéro par rapport à ce qu'il était il y a des années. Les diplômés d'une université américaine aujourd'hui sont presque une espèce différente et inférieure par rapport à ce qu'ils étaient—et ils étaient déjà assez mauvais il y a 30 ans. En réalité, ils ont presque atteint le nadir atteint par la royauté en Grande-Bretagne.
Regardez la situation de l'Europe. Parcourez la liste en Allemagne, en France ou en Italie des grandes industries qui existaient autrefois. Regardez les grandes banques. Prenez un journal à Zurich sur la situation des banques suisses. Regardez le puissant Japon. Prenez un journal et regardez le puissant Japon. Nous voyons sur toute cette planète une désintégration de la civilisation. Regardez l'ancienne Union soviétique. Regardez le Moyen-Orient. Nous avons une civilisation mourante. Puis regardez l'Afrique, où le prince Philip, en 1961, s'est engagé à défendre les bêtes et a dit qu'il en était une, dans sa pluralité. En fait, il a tenté de défendre ses prétendus parents, les gorilles du Rwanda—c'est sa conception de l'homme, je pense. Regardez ces conditions aujourd'hui. Vous dites, c'est la fin.
Maintenant, qu'est-ce que cela signifie? Avant de revenir à l'Afrique en tant que telle, qu'est-ce que cela signifie pour cette civilisation, dans laquelle l'Afrique est enfermée?
Qu'est-ce que l'homme?
Maintenant, qu'est-ce que l'homme? L'homme n'est pas, contrairement au prince Philip, un singe. Il pourrait être un singe s'il le choisit; nous lui trouverons un zoo. Mais l'homme n'est pas par nature un singe. Car si les êtres humains étaient des singes, ou comme de grands singes, ils n'auraient jamais dépassé quelques millions d'individus sur cette planète au cours des deux derniers millions d'années. Un homme simiesque ne pourrait pas atteindre un niveau de population plus élevé sur cette planète, à aucun moment au cours des deux derniers millions d'années, au-delà de quelques millions d'individus. Mais l'homme, à la fin du XIVe siècle en Europe, peupla cette planète de plusieurs centaines de millions—environ le niveau qu'elle avait atteint à l'époque de l'Empire romain. Et depuis le XVe siècle, la population de la planète a augmenté à plus de cinq milliards de personnes. Et généralement, jusqu'au milieu des années 1960, il y eut une amélioration générale de l'espérance de vie et des conditions de vie des gens.
Comme vous le savez, en Afrique même, pour regarder l'Afrique un instant, ce qui arrive en Afrique centrale en matière d'espérance de vie, même sans ce génocide: l'espérance de vie baisse. Des maladies qui avaient été à moitié vaincues reviennent maintenant—des maladies mortelles. La fièvre de Lassa se propage; Ebola se propage; le VIH, le virus de l'immunodéficience humaine, est rampant, tuant des populations. Des conditions de famine, des conditions nutritionnelles existent, qui abaissent, actuariellement, les espérances de vie des populations à travers l'Afrique. Mais regardez ensuite l'Afrique à nouveau, regardez la planète. Regardez-la au cours des 400-500 dernières années. Et regardez-la au cours des 30 dernières années.
Au cours des 30 dernières années, nous avons vu une descente depuis une civilisation mondiale qui augmentait le pouvoir de l'individu, augmentait l'espérance de vie, augmentait le niveau de vie, augmentait la productivité, améliorait l'environnement, en fait, en nettoyant certains dégâts que nous faisions—et, au cours des 30 dernières années, tout est devenu pire. Maintenant, pourquoi tout est-il devenu pire? Était-ce un acte de Dieu? La comète Hale-Bopp [visible à l'œil nu pendant 18 mois en 1996 et 1997—ndlr] a-t-elle fait tomber le désastre sur cette planète? Ou était-ce la volonté de l'homme qui a provoqué la propre destruction de l'humanité, la destruction de cette civilisation?
L'humanité n'est pas un animal; nous ne sommes pas une créature d'habitudes gravées biologiquement en nous. Nous sommes une créature de l'esprit. Par conséquent, nous sommes à l'image de Dieu. Nous avons le pouvoir d'exercer la domination dans l'univers. Nous avons le pouvoir d'augmenter le pouvoir de l'homme sur l'univers; de changer les conditions de l'univers pour que nous puissions augmenter en nombre, pour que notre espérance de vie soit accrue, notre santé améliorée, et par-dessus tout, le développement de nos esprits avancé. Et par ces moyens, tout ce que l'homme a accompli de bon l'a été. Quand quelque chose va mal dans l'humanité, il est très rare que quelque chose de mauvais arrive que l'humanité ne se soit pas infligé à elle-même.
Comment l'humanité vit-elle, en relation avec l'univers? Par les idées. Le langage n'est pas tombé sur nous; il a été développé. Toute une série de découvertes, qui se reflètent dans l'évolution des langues, que nous acquérons de nos parents, etc. Ce sont des inventions.
Par exemple, ici en Allemagne, il y avait une sorte de civilisation, nous le savons maintenant, dans la région des monts du Harz, il y a environ 500 000 ans. Quelqu'un, en creusant dans une mine du Harz, a trouvé un site qui datait d'environ 500 000 av. J.-C. Dans ce site, ils ont découvert des artefacts de l'existence humaine, y compris une lance de jet en bois dur, parfaitement équilibrée, comme la lance de jet au tiers de la longueur. Et d'autres signes de vie civilisée. Cela remonte en réalité à deux âges glaciaires avant notre époque. Mais de tous ces âges anciens perdus dans la brume, au-delà de ce que nous savons des six à sept mille dernières années d'existence humaine, qui est tout ce que nous savons de l'histoire et de la préhistoire en général, sauf quelques fragments épars, ici et là.
Dépôt d'idées
Tous ces milliers d'années, et ces centaines de milliers d'années auparavant, nos prédécesseurs ont produit des découvertes qui furent transmises et revécues par leurs enfants. Ces découvertes incluent le langage, et toutes ces autres choses. Ces découvertes, nous pouvons les appeler des idées. L'humanité est une créature d'idées. L'humanité a connu de nombreuses crises; de nombreuses sociétés ont échoué parce qu'elles manquaient d'une idée nécessaire pour traiter leurs erreurs. Et d'autres sociétés se sont levées qui ont découvert l'idée qui résolvait cette erreur, et ainsi l'humanité traversa une crise puis en sortit ailleurs. Et ce dépôt d'idées, de toutes les réalisations humaines, est maintenant incarné dans des gens de diverses parties de cette planète. Et c'est le stock et la propriété communs de nous tous. La contribution commune de tous les ancêtres de toute l'humanité, de ces idées éprouvées et valides.
Voilà comment nous existons. Nous n'existons pas parce que nous sommes nés hier et que nous sommes partis conquérir la planète pour accomplir quelque chose de merveilleux. Nous existons parce que nos prédécesseurs ont développé et pratiqué des idées qui nous ont été données comme héritage au moment de notre naissance. Et si nous avons eu une éducation, nous avons eu davantage de ces idées. Par conséquent, lorsque la civilisation s'effondre en général, il ne faut pas chercher dans une partie particulière de celle-ci pour trouver la cause de l'effondrement. La maladie de la désintégration est presque partout.
Mais comment cela arrive-t-il? Comment les gens se gouvernent-ils eux-mêmes? Par leurs esprits, par leurs idées, leurs opinions, leur pratique. Ce qui signifie qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans la tête de l'humanité. Quelque chose a terriblement mal tourné, qui n'était pas aussi terriblement mal il y a 30 ans. Mais le fait que nous ayons accepté de mauvaises idées il y a 30 ans, environ, a été rendu possible parce qu'il y avait des défauts dans la civilisation mondiale existante auparavant, qui ont permis que cela se produise. Ce que nous regardons, c'est une crise de civilisation, dans laquelle alors on peut comprendre l'Afrique. Parce que la crise de civilisation, l'effondrement de la civilisation, s'est refermée et a frappé l'Afrique.
Où en sommes-nous aujourd'hui?
L'horloge est presque à minuit. Je ne sais pas quel jour exactement, ni quel mois ni quelle semaine ce système s'effondrera, mais ce sera bientôt. Ce ne sera pas dans dix ans, ce ne sera pas dans cinq ans, ce sera bientôt. L'effondrement se produira—s'il est encore vivant, s'ils ne l'ont pas abattu—tant que le président Clinton des États-Unis sera encore président. Cela arrivera bientôt. Rien ne peut sauver le système financier. Rien ne peut sauver le FMI et ce qu'il représente aujourd'hui. Rien. C'est impossible! Il s'autodétruit. C'est le Titanic, qui est déjà éventré, il coule sous l'eau. Rien ne peut le sauver. Il ne flottera plus jamais. Et si l'humanité ne descend pas du Titanic, elle coulera avec lui. On ne peut pas sauver cette civilisation.
Nous avons vu des choses comme cela plus tôt dans l'histoire. Nous appelons cela le bord d'un Âge Sombre. L'Afrique a connu plusieurs âges sombres, où des civilisations existaient, puis une catastrophe s'est produite et toute la culture s'est effondrée. Mort massive. Effondrement de l'espérance de vie. Extinction virtuelle de parties entières de la culture. Nous voyons maintenant cela à l'échelle planétaire.
En raison des changements technologiques et des idées qui se sont produits au cours des 500 dernières années, rayonnant depuis l'Europe, la population de cette planète est passée de plus de plusieurs centaines de millions, le niveau le plus élevé atteint depuis l'époque de l'Empire romain, à cinq milliards en environ 500 ans. Le plus grand taux d'augmentation et d'amélioration des caractéristiques démographiques de l'existence humaine dans toute l'histoire connue, supposée ou inférable de l'humanité. L'existence d'une population aux caractéristiques actuelles, disons de 1965-1966; les caractéristiques familiales, démographiques, de population, l'éducation, la culture, la puissance productive, est le résultat de cette accumulation d'institutions associées à l'économie moderne de l'État-nation.
Ce fut le développement étatique des infrastructures, la promotion étatique de l'éducation publique, l'augmentation de l'universalité et de la portée de l'éducation, d'abord avec le développement au XIXe siècle de l'école secondaire universelle, qui n'existait pas avant le XIXe siècle, comme en Allemagne, aux États-Unis et ailleurs. Puis le développement de l'accès à l'éducation universitaire à la fin du XIXe et au XXe siècle. L'idée générale du droit d'accès à une éducation universitaire n'existait pas aux États-Unis jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, lorsqu'elle fut établie pour la première fois par le GI Bill of Rights, qui permettait à tout vétéran qualifié de recevoir un soutien pour une éducation universitaire. Cela n'avait jamais existé auparavant.
La responsabilité de l'État-nation
Mais c'est ce corps d'idées, cette éducation, cette condition de vie améliorée, dont dépend ce niveau de population. Et sans l'État-nation, cela n'existe pas. La société globale n'existe pas. C'est la responsabilité de l'État-nation de prendre soin de tout le territoire et de toute la population; de fournir l'éducation à tout le peuple. Ce sont les conditions que nous connaissons, de cette expérience, dont dépend tout le potentiel de population de cette planète. Et sans l'État-nation, cela ne se fait pas.
La responsabilité du gouvernement est de gouverner sur l'économie; non de la privatiser. L'initiative privée, oui, dans la création, dans la production, de diverses manières; mais il faut créer les conditions pour cette initiative. Sans chemins de fer, sans routes, sans énergie, sans gestion de l'eau, sans éducation, sans régulation et protection, ce n'est pas possible. Par conséquent, si vous détruisez l'institution de l'État-nation, qu'arrive-t-il au niveau de population?
Nous avons maintenant des conditions artificielles de famine sur cette planète—c'est-à-dire imposées par la politique du FMI, de la Banque mondiale et d'autres institutions, qui ont créé une pénurie alimentaire artificielle. L'Afrique pourrait largement se nourrir elle-même, avec ses terres existantes, si elle avait des États-nations et du développement. Aucun problème. Mais que s'est-il passé? Un effondrement de la possibilité de l'existence humaine signifie une réduction de la population. Cela signifie une réduction, très rapidement, à un potentiel d'environ 20% de ce qu'il est aujourd'hui. Cela signifie que la population humaine s'effondrera, sur une période d'environ deux générations, vers les niveaux des caractéristiques démographiques, les niveaux de population totale du XIVe siècle: plusieurs centaines de millions de personnes sur la planète entière, en moins de deux générations.
Vous voyez cela se produire en Afrique, en ce moment même.
Au Zaïre, par exemple. Le Zaïre se désintégrait, sur ordres donnés par le FMI et d'autres à Mobutu. Pas d'armée, pas d'administration centrale, rien. Gardez votre petite réserve. Et laissez le pays se désintégrer, s'effondrer. Laissez les marchands de diamants, les concessions diamantifères, les concessions de métaux, les concessions d'or, les concessions pétrolières s'en emparer, morceau par morceau. Établissez certaines enclaves: des enclaves de mines d'or, des enclaves de mines de diamants, des enclaves de zinc, des enclaves de cuivre. Gardez ces enclaves avec des mercenaires! Pas le gouvernement, mais des mercenaires.
Et le reste du territoire autour, sauf une exception, est terra incognita—un no man's land, où des bandes de sauvages se font la guerre. Avec une exception: vous avez cette belle région montagneuse autour du lac Victoria, les hautes terres, où les Européens aimeraient s'installer. Malheureusement, cette belle terre est surpeuplée par des Africains, qui peuvent être éliminés pour faire place à de belles maisons pour les Européens venant établir leur quartier général, d'où ils exploitent les mines du nord-est du Zaïre (notre ami de Lado a une opinion différente sur qui possède cette région), ou du Kivu et du Shaba, etc.
Voilà donc le chaos, voilà le nouvel Âge Sombre, comme la fin de l'Empire romain en Europe occidentale, ou l'effondrement du milieu du XIVe siècle, l'effondrement bancaire. Et nous voyons en Afrique un effondrement de la civilisation, qui est un signe avant-coureur de ce qui arrivera à toute cette planète, à moins que nous ne nous débarrassions de ces idées institutionnelles responsables de l'effondrement global visible sur toute la planète, en grande partie, au cours des 30 dernières années.
La Chine s'est grandement améliorée
La seule partie de cette planète où cela a été significativement inversé, pour des raisons spéciales, est sous la direction, ces 15 dernières années environ, du récemment décédé Deng Xiaoping, en Chine. La Chine s'est grandement améliorée, avec de nombreuses contradictions, mais a grandement amélioré ses conditions. C'est la seule partie de cette planète qui a connu une amélioration significative des conditions durant une quelconque partie des 30 dernières années, sortant du cauchemar de la «Grande Révolution culturelle prolétarienne» qui sévissait auparavant en Chine.
Le reste de cette planète est un désastre, et le désastre réside dans les idées dans la tête des gens influents, et la tolérance de ces idées par la population générale. Pensez: combien de personnes défendent aujourd'hui les idées néo-malthusiennes? Combien de personnes disent que les éléphants sont plus importants que les gens? Que les gorilles sont plus importants que les gens? C'est une idée.
Ainsi, on tue les gens, même pour protéger une bactérie insignifiante. On en est arrivé à ce point! Quelqu'un découvre une bactérie, ou un organisme microscopique d'une espèce spécifique, et dit qu'elle est «en danger». Ou une sorte d'insecte—une variété d'insecte, pas même une espèce, juste une coloration différente—devient une «espèce menacée». Que fait-on aux êtres humains pour protéger cette espèce, au nom de la protection de cette espèce? C'est une idée, une des immoralités.
Ainsi, on tue les gens, même pour protéger une bactérie insignifiante. On en est arrivé à ce point! Quelqu’un découvre une bactérie, ou un organisme microscopique d’une espèce spécifique, et dit qu’elle est «en danger». Ou une sorte d’insecte—une variété d’insecte, pas même une espèce, juste une coloration différente—devient une «espèce menacée». Que fait-on aux êtres humains pour protéger cette espèce, au nom de la protection de cette espèce? C’est une idée, une des immoralités.
Qui dit que l'énergie nucléaire est mauvaise? On ne le pensait pas il y a 30 ans, et elle n'était pas mauvaise. Comme toute chose, il faut l'utiliser correctement, il faut savoir la manier. Il ne faut pas la confier à des gens comme les membres de la Famille royale britannique, qui sont incompétents pour gérer ces choses. Mais l'Afrique en a désespérément besoin! Sans la densité énergétique que seules les centrales nucléaires peuvent fournir, on ne peut pas fournir le niveau de densité énergétique requis pour satisfaire les besoins de la population africaine, c'est-à-dire maintenir un équivalent africain d'un niveau de vie et d'une démographie européens.
Tout le reste, c'est la même chose. Le libre-échange: détruire le droit d'une nation à se protéger, à protéger son économie. Par exemple, prenez n'importe quel pays africain. Vous voulez créer une industrie? Alors le gouvernement décide de protéger une certaine industrie, ou un certain type d'agriculture. Le gouvernement établit donc des accords commerciaux et tarifaires—ou le faisait autrefois—pour permettre à ce type d'agriculture, à ce type d'industrie, de se développer dans ce pays. Et vous fournissiez une protection contre la concurrence étrangère pour cette industrie, afin de la développer, car sans cela, vous restez à la traîne.
Qu'est-il arrivé à cela? Non, société globale, la propagation globale sans entrave de la désintégration de l'économie. Les gens vont d'un pays à l'autre, installant des ateliers de travail forcé au nom de la «délocalisation», puis ils passent à un autre endroit où la main-d'œuvre est moins chère. Ces ateliers de travail forcé font travailler les gens dans des conditions d'esclavage. Que se passe-t-il quand les gens travaillent dans des conditions d'esclavage? Ils deviennent malades; toute la population autour d'eux s'effondre, la culture s'effondre.
Voilà les conditions auxquelles nous faisons face. Avec de mauvaises idées.
Maintenant, quand vous parlez d'idées, vous dites: comment l'humanité est-elle forcée de développer de nouvelles idées—quand l'homme développe de nouvelles idées?
Eh bien, nous avançons avec certaines croyances; nous agissons sur ces croyances. Puis nous arrivons à un point où quelque chose se produit et notre système ne semble plus fonctionner. Le même esprit avec lequel nous croyions que les anciennes idées étaient éprouvées et valides se heurte à un fait; le même esprit reconnaît un fait qui montre que l'ancien système ne fonctionne pas. Cela s'appelle un paradoxe; car avec le même esprit, nous voyons d'un côté que nous croyons cela vrai—notre tradition—puis avec le même esprit, avec la même capacité, nous disons: «Cela aussi est vrai.» Mais les deux ne peuvent coexister dans le même univers. C'est un paradoxe. Et alors l'esprit est forcé d'utiliser la puissance créatrice de l'esprit humain (que seul l'esprit humain possède) pour développer une nouvelle découverte de principe, et agir sur celle-ci pour résoudre ces problèmes.
Ce système touche à sa fin
L'humanité arrive à un tel point. Le système de libre-échange, le système du malthusianisme, ce système de parasitisme touche à sa fin. Le même esprit qui peut percevoir le système et ses règles peut aussi percevoir que le système dans son ensemble ne fonctionne pas. Il n'y a personne d'important dans la direction des nations aujourd'hui qui niera—en privé, du moins—que ce système dans sa forme actuelle touche à une fin immédiate. Pas seulement dans un pays ou un autre, mais globalement.
Faisons un saut pour un moment, avant de revenir à ce thème, pour voir quelle est la politique pour l'Afrique. On pourrait dire, comme mon ami légèrement plus âgé—très légèrement—comme le dirait [l'ancien président de l'Ouganda] Godfrey Binaisa: c'est la mise en œuvre de ce qui a été décrit comme «le Plan Rhodes» sous l'ancien prince de Galles, plus tard le roi Édouard VII: dépeupler l'Afrique de son «excès» d'Africains; garder quelques-uns pour servir les grands Bwana Mahouts [maîtres blancs—ndlr], protéger les éléphants et autres gibiers pour une réserve de chasse pour le plaisir futur de l'aristocratie britannique et autres. Mais essentiellement, garder intacte la vaste richesse en matières premières de l'Afrique, inutilisée par les Africains, comme ressource pour les besoins futurs des Européens—en particulier des Européens britanniques, surtout des Européens anglophones.
C'est ce qui se passe, n'est-ce pas? Les Africains sont éliminés; par des méthodes un peu plus sophistiquées que celles utilisées par Hitler, mais tout aussi efficaces: conflits, famine, maladies, conditionnalités du FMI, conditionnalités de la Banque mondiale, agents, compradores… lâchés sur le pays pour dépeupler l'Afrique. «Il y a trop de gens», disent-ils. Prendre les ressources naturelles, l'or, le pétrole, le gaz naturel, les diamants (qui ne sont pas grand-chose en matière de ressources naturelles) et les types de minéraux stratégiques trouvés dans le Bouclier sud-africain, etc. Et quelques terrains de choix, comme le Rwanda et le Burundi, destinés à la vente à de riches Européens. Éliminer la population excédentaire. Préserver les animaux pour les futurs chasseurs d'Europe et garder les ressources.
Pourquoi font-ils cela?
Selon LaRouche, le prince Philip «a tenté de défendre ses prétendus parents, les gorilles du Rwanda—c'est sa conception de l'homme, je pense.» CC/Cai Tjeenk Willink
Cela se poursuit, surtout ces deux dernières années, depuis le début de 1995 de façon massive; les gens à Londres et dans des lieux similaires reconnaissent que l'effondrement financier du système est inévitable. Ils ont reconnu depuis plusieurs années que rien ne peut être fait pour sauver le système financier et monétaire international actuel. Et que disent-ils? Ils disent: donc cela va arriver; préparons-nous. Que font-ils pour se préparer? Ils prennent le contrôle d'un approvisionnement alimentaire mondial réduit et contracté. Ils prennent le contrôle de ces ressources naturelles dont dépend la vie humaine civilisée future. Laissez l'argent disparaître. Laissez les banques s'évanouir dans une grande crise. Laissez les frontières nationales s'effondrer.
Puis regardez les quelque 22 entreprises qui contrôlent aujourd'hui 83% de la production de matières premières de l'Afrique. Elles, avec leurs armées mercenaires, confortablement installées sur ces propriétés; elles font la même chose en Asie centrale—ou tentent de le faire. De sorte que lorsque le monde s'effondrera—la civilisation dans sa forme actuelle—ces gens auront déjà cartographié et se battront, se chamailleront entre eux comme des singes dans un zoo à l'heure du repas, pour essayer de prendre le contrôle de l'une ou l'autre de ces ressources naturelles, et constitueront des armées mercenaires pour en garder la possession. Voilà où nous en sommes. Et voilà où se tient l'oligarchie anglo-néerlandaise, derrière cette opération, et voilà où se tient le système financier. C'est le paradoxe auquel nous faisons face.
Comment l'Afrique peut changer le monde
Y a-t-il une solution?
Oui, il y en a une. La solution implique, malheureusement, le pouvoir. Le pouvoir global. Et elle implique des idées qui doivent être imposées à ce pouvoir. Y compris l'idée de ce qui se passe en Afrique—et j'en viendrai, en conclusion, à ce point: comment l'Afrique peut aider à changer le monde dans son ensemble.
Le pouvoir réside essentiellement en deux endroits. En 1988, comme auparavant, j'ai présenté une politique pour l'effondrement imminent du système soviétique, du système du Pacte de Varsovie. J'ai prononcé ce discours à Berlin le 12 octobre 1988, qui se trouve être le Jour de Christophe Colomb aux États-Unis. Et j'ai dit que le temps était venu, que le système du Pacte de Varsovie–Comecon était sur le point de se désintégrer—comme je l'avais averti au cours des années précédentes, que cela arriverait sous la politique actuelle; que l'unification de l'Allemagne était en vue immédiate, et que Berlin serait évidemment le choix probable d'une future capitale d'une Allemagne réunifiée; que dans ces conditions, la partie de l'Europe qui est essentiellement une zone allant de Paris à Vienne, en passant par la Tchéquie jusqu'à Berlin, et revenant par Lille à Paris, est une concentration historique de la plus grande densité de potentiel de conception de machines-outils sur cette planète.
Et que ce qui doit être fait—et, par exemple, dans la plupart des pays africains, vous n'avez aucune capacité de machines-outils, aucune capacité de conception. Seule l'Afrique du Sud possède une certaine capacité de machines-outils d'une quelconque importance dans toute l'Afrique. C'est-à-dire la capacité de conception de machines-outils. Et que cette capacité de conception de machines-outils doit être reliée, surtout en Asie, à ces masses de population qui ont besoin de progrès technologique. Et que nous devons mobiliser les ressources, certes altérées mais néanmoins existantes, de l'ancienne économie soviétique, pour participer à la production de la richesse massive requise pour répondre à ce besoin de ce qu'on appelait—ou qu'on appelait—le secteur en développement du Tiers Monde à cette époque.
Le projet ferroviaire d'Henry Carey
Eh bien, quelque chose de différent s’est produit. Et Helga [Zepp-LaRouche], quand j’étais en prison, a proposé cela en 1989 (Ralf Schauerhammer [un proche collaborateur de LaRouche—ndlr] en faisait partie; d’autres en faisaient partie)—elle l’a proposé comme le «Triangle Productif Européen». Que le centre de l’Europe doit se mobiliser dans ce but de transformer la planète en s’étendant, dans le cas de la dissolution du soi-disant «appareil de la Guerre froide», pour utiliser les ressources de l’ancienne Union soviétique—les ressources productives—avec celles de l’Europe centrale et d’ailleurs, afin de s’étendre et de fournir la technologie à ces autres parties du monde, le soi-disant Tiers Monde. Et que l’idée de développer ce que j’appelle des «bras spiraux», en utilisant l’analogie des galaxies, doit, dans les transports, dans les corridors de développement, s’étendre à travers le monde pour apporter, entre autres choses, de tels corridors de l’Atlantique au Pacifique, et jusqu’à l’océan Indien, et de là vers l’Afrique et d’autres continents. Tel doit être le plan.
Eh bien, quelque chose de différent s'est produit. Et Helga [Zepp-LaRouche], quand j'étais en prison, a proposé cela en 1989 (Ralf Schauerhammer [un proche collaborateur de LaRouche—ndlr] en faisait partie; d'autres en faisaient partie)—elle l'a proposé comme le «Triangle Productif Européen». Que le centre de l'Europe doit se mobiliser dans ce but de transformer la planète en s'étendant, dans le cas de la dissolution du soi-disant «appareil de la Guerre froide», pour utiliser les ressources de l'ancienne Union soviétique—les ressources productives—avec celles de l'Europe centrale et d'ailleurs, afin de s'étendre et de fournir la technologie à ces autres parties du monde, le soi-disant Tiers Monde. Et que l'idée de développer ce que j'appelle des «bras spiraux», en utilisant l'analogie des galaxies, doit, dans les transports, dans les corridors de développement, s'étendre à travers le monde pour apporter, entre autres choses, de tels corridors de l'Atlantique au Pacifique, et jusqu'à l'océan Indien, et de là vers l'Afrique et d'autres continents. Tel doit être le plan.
Eh bien, cela n'a pas tout à fait fonctionné ainsi, pour diverses raisons—des raisons politiques. Mais ensuite, au cours des choses, la Chine a repris cela; et la Chine a appelé cela la «Politique de la Route de la Soie». Ainsi, au lieu d'avoir une proposition que j'avais initialement proposée, de travailler depuis l'Europe centrale, depuis la grande concentration de l'ancien potentiel productif, par des bras spiraux, vers d'autres parties du monde, le secteur en développement, nous avons maintenant une situation où une nation en développement, une nation ancienne mais en développement, la Chine, prend maintenant l'initiative de pousser le même type de bras spiraux vers l'Europe et ailleurs.
Maintenant, cette semaine, vous avez vu quelque chose de très intéressant se produire. Revenons à la semaine précédente: au Danemark, quelque chose de terrible s'est produit—enfin, des choses terribles arrivent au Danemark, après tout; c'est la nation d'Hamlet, n'est-ce pas? Où, souvenez-vous de la fin d'Hamlet, où certains d'entre vous la connaissent peut-être, particulièrement ceux qui viennent des pays anglophones—où à la fin du drame, Hamlet, qui ne peut prendre la décision qui sauverait le Danemark en lui-même, parce que c'est une idée étrange, s'accroche à ses vieilles idées, et lui, et le Danemark, vont au seau en conséquence, à la fin. Et puis, le dernier mot dans le personnage de Shakespeare est de dire: Réfléchissons à ces événements, tant qu'ils sont frais dans nos esprits, afin de ne pas répéter cette erreur, dans une œuvre à nouveau. Nous espérons que le Danemark ne répétera jamais cette erreur.
Mais les Danois ont émis une résolution condamnant la Chine. Maintenant, certains d'entre vous savent peut-être, si vous avez suivi l'histoire, que celui qui est devenu le roi Édouard VII de Grande-Bretagne était très opposé à une idée qui venait des États-Unis; et qui venait des États-Unis via l'Allemagne et la Russie, etc., qui s'appelait le grand projet de développement ferroviaire que nous avions au milieu du XIXe siècle, nous avions développé des corridors de développement à travers [le continent] de l'Atlantique au Pacifique en utilisant les chemins de fer.
Bibliothèque du Congrès
Et le leader, le leader politique de la faction patriotique des États-Unis après l'assassinat de Lincoln était un homme de Philadelphie—un homme plutôt âgé à ce moment-là—Henry Carey. Et Henry Carey proposa, avec ses amis en Europe et ailleurs, le développement d'un réseau de chemins de fer de la côte atlantique au Pacifique et à l'océan Indien, mais surtout de l'Atlantique au Pacifique.
Impliqués dans cela, avant la fin du siècle, se trouvaient le Japon (qui fut, jusqu'en 1894, un allié des États-Unis contre la Grande-Bretagne); Sun Yat-sen (qui était un protégé des États-Unis dans sa jeunesse—encore une fois, un ennemi de la Grande-Bretagne), le père de la Chine moderne, et que Pékin souligne à nouveau aujourd'hui.
Et l'idée était de rassembler ces forces pour développer le grand projet d'Asie centrale, et d'apporter le potentiel industriel des États-Unis et de l'Europe centrale pour résoudre le problème du développement de l'Asie, là où se trouve la plus grande concentration de population. En réponse à cela, les Britanniques organisèrent la Première Guerre mondiale, et mirent aussi Hitler au pouvoir—et c'est un fait—en Allemagne en 1933, afin d'empêcher cela de se produire; car l'impulsion naturelle depuis l'Allemagne, depuis cette période 1876-1879, a été dans cette direction. Et vous trouverez en Allemagne aujourd'hui, malgré les gouvernements, il existe encore une impulsion vers ce type de développement en Asie centrale, etc.
Ainsi, ce qui s'est passé maintenant, c'est que les Chinois ont repris cela. Et les Britanniques sont résolus à le détruire—les Britanniques sont résolus à faire la guerre contre la Chine. Ils sont engagés dans une guerre virtuelle contre la Chine, ils sont impliqués dans une guerre contre moi, d'après ce que j'apprends de Scandinavie récemment, et ils sont aussi engagés (contre Clinton) à essayer de détruire le président des États-Unis.
Voici maintenant quelle est la politique: vous avez probablement remarqué la semaine où les Danois se sont joints à leurs maîtres britanniques pour attaquer la Chine sur les droits de l'homme, maintenant, pour réfuter la fraude reprise dans la presse européenne selon laquelle les États-Unis auraient parrainé la résolution danoise—ce qu'ils n'avaient pas fait, c'était une concoction britannique attribuée aux États-Unis. Le gouvernement américain l'a nié immédiatement.
Cette semaine passée a eu lieu à Moscou une rencontre entre le président de la Chine et le président de la Russie, au cours de laquelle un accord historique a été conclu, qui n'est pas définitif, selon lequel la Russie participera, en coopération avec la Chine et avec les nations d'Asie centrale, y compris l'Iran, à de grands projets de développement. L'Inde est en train d'essayer de s'associer à cela, et a conclu des accords et des ententes avec la Chine sur ce projet.
Récemment, vous constatez que la réaction à cette annonce de Moscou est que le président des États-Unis, Clinton, secondé par sa secrétaire d'État, Madeleine Albright (qu'il a apparemment sous contrôle pour le moment), et avec Hashimoto du Japon, ont approuvé cette coopération entre l'ancienne Union soviétique, en fait, et la Chine.
Ainsi, ce que vous avez en cours est un grand projet, le projet du Pont terrestre, qui présente la possibilité d'une reprise économique pour cette planète—c'est-à-dire une relance de l'activité économique à une échelle suffisante pour ranimer une économie mondiale en déclin. Cette politique est généralement soutenue par le président des États-Unis.
Le pacte suicidaire de Maastricht
L'Europe ne fonctionne pas actuellement. Les Européens n'ont pu prendre aucune décision sur les Balkans; les Européens ne peuvent prendre aucune décision sur quoi que ce soit. Maastricht n'est pas seulement un pacte suicidaire, c'est comme Sénèque dans la baignoire, se suicidant à coups multiples. Cela s'appelle des coupes budgétaires—et cela peut vous tuer aussi. Les Européens ne fonctionnent pas. Les gouvernements européens ne fonctionnent pas. Ils tuent leur économie. La France est détruite; l'Allemagne est détruite—chaque autre partie de l'Europe est détruite—mais de sa propre main! Elle se coupe la gorge. Il n'y a pas de cambrioleurs dans la maison. L'homme de la maison se coupe la gorge. Ainsi, l'Europe ne fonctionne pas.
Le président Edwin Barclay du Liberia (à droite) et le président Franklin D. Roosevelt pendant la Seconde Guerre mondiale, 1943. Bibliothèque FDR
En dehors de l'Empire britannique—qui existe toujours, sur quoi mon cher ami Godfrey et moi sommes complètement d'accord; le Commonwealth britannique, c'est l'Empire britannique. La Grande-Bretagne est simplement un spécimen zoologique particulier, administré par un certain Grand Guignol appelé Parlement. L'empire et la Grande-Bretagne sont en réalité contrôlés par un Conseil privé, qui est l'agence d'une oligarchie, qui a sélectionné une certaine soi-disant Famille royale comme son Doge, son Doge vénitien héréditaire.
Mais l'Empire britannique, avec ses financiers, ses grandes sociétés, ses reliques du type Compagnie des Indes orientales; qui contrôle tout le Commonwealth, qui contrôle leurs gouvernements, qui contrôle la sélection des ministres des gouvernements des pays du Commonwealth, qui contrôle les finances de chaque pays du Commonwealth; qui contrôle les politiques étrangères des pays du Commonwealth…
Voilà donc le genre de situation. Voilà la puissance ennemie. La seule puissance sur cette planète qui peut résister à cela est une combinaison du gouvernement des États-Unis—la présidence des États-Unis—et de la Chine, avec un certain nombre d'autres pays qui se sont joints à eux pour faire deux choses. D'abord, nous avons besoin de projets, de grands projets de développement économique, surtout des projets d'infrastructure, étendus sur toute cette planète, pour inverser les effets des 30 dernières années et aller de l'avant pour remédier à la grande injustice qui aurait dû être réparée à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Et Roosevelt aurait tenté de le faire s'il avait vécu. C'est-à-dire éliminer l'injustice du colonialisme et ses effets, et établir l'égalité, comme Roosevelt l'entendait. Ce projet économique est la base pour le faire économiquement.
Deuxièmement, nous devons nous débarrasser de la cause de notre détresse actuelle, et cette détresse, bien sûr, prend la forme de ce grand effondrement financier, monétaire et économique.
Maintenant, vous avez tous entendu parler d'entreprises qui font faillite, qui sont réorganisées en faillite. Ce système est en faillite, financièrement en faillite, monétairement en faillite. Par conséquent, les gouvernements doivent agir pour mettre les banques en faillite, pour mettre le système monétaire en faillite. Nous devons construire un système monétaire, un nouveau système monétaire, en accord avec les grands projets nécessaires pour développer les économies de ces parties du monde. Cela ne peut se faire par le consentement de toutes les nations, ni comme une grande discussion internationale durant des années.
Vous êtes confrontés à une situation où une catastrophe se produit, l'effondrement du système financier. Vous devez agir. Si vous n'agissez pas, des milliards de personnes mourront. Vous n'avez pas le temps de discuter; vous auriez dû en discuter plus tôt, quand vous aviez le temps. Par conséquent, le sort de l'humanité dépend maintenant de quelques décideurs puissants qui ont le pouvoir, de manière préventive, de forcer le système à la réorganisation en faillite et de créer un nouveau système plus équitable et en accord avec nos objectifs économiques.
Les seules agences qui peuvent concevablement faire cela sur cette planète sont les partenaires d'un accord entre le Président des États-Unis et la Chine. C'est une puissance suffisante, avec le soutien des pays du Tiers Monde qui l'accueilleront, pour briser le pouvoir du système actuel, le système du FMI, comme on aime l'appeler.
Il y a cependant un autre ingrédient dans ce processus. Intellectuellement—je n'ai pas besoin de le parcourir ici car j'ai tant écrit à ce sujet—intellectuellement, il y a certaines spécifications qui feront fonctionner le système. Il existe des précédents pour ce que nous proposons, des précédents établis. Ce n'est pas le problème. Où trouverons-nous la passion pour agir sur ces idées qui sont la solution? C'est quelque chose qui s'appelle en grec, et dans le grec du Nouveau Testament, agapē. Vous le connaissez tous chaque fois que vous avez accompli un acte de découverte d'un principe valide, une redécouverte, comme à l'école ou quelque part: vous avez essayé de revivre le processus d'une grande découverte. Et vous avez traversé le paradoxe, la croyance antérieure, l'évidence contre la croyance antérieure, et vous avez essayé de résoudre ce paradoxe, vous avez essayé de trouver ce qu'était la vérité, une vérité supérieure à celle que vous connaissiez auparavant. Comment avez-vous fait cela, si vous l'avez fait? Vous avez dû soutenir votre concentration. Vous avez dû développer une certaine puissance émotionnelle vous permettant de vous forcer à rester avec le problème, à ne pas vous endormir dessus, jusqu'à ce que vous atteigniez une solution. C'est la puissance de l'agapē. Il doit y avoir de la passion. Un ordinateur n'a pas d'intellect! Il n'a pas de passion pour résoudre les problèmes! C'est la passion.
La passion de l'Afrique
Parlons, au sens chrétien, de la passion de l'Afrique. La passion de l'Afrique peut être un élément clé pour pousser les gouvernements, comme les partenaires d'un effort entre la présidence des États-Unis et la Chine, à résoudre cette crise. À utiliser les idées existantes, qui pourraient résoudre la crise, et à les rendre réelles.
Qu'est-ce que l'Afrique? Nous aux États-Unis, travaillant depuis les États-Unis, sommes conscients que personne ne semble plus se soucier de l'Afrique dans les gouvernements. Il n'y a pas de circonscription pour l'Afrique aux États-Unis. Il peut y avoir des gens qui disent qu'il y a une circonscription pour l'Afrique aux États-Unis, mais elle n'existe pas, comme Jacques Bacamurwanko [ancien ambassadeur du Burundi aux É.-U.] peut vous le dire. Elle peut être créée, cependant. Et c'est l'une des choses que nous faisons. Elle peut être créée dans le monde entier.
Ce qui arrive à l'Afrique maintenant, l'horreur de cela, doit être rendu clair aux gouvernements—je pense que la Chine l'acceptera—mais le gouvernement des États-Unis et d'autres, et les forces autour de lui. L'horreur. Le fait que nous permettions, que les nations permettent que ce qui se passe en Afrique, surtout ces dernières années, continue, est une condamnation de la conscience des nations. Et à ces nations nous pouvons dire que si vous continuez à permettre que cela se produise en Afrique, vous n'avez pas la moralité ou l'impulsion requise pour vous sauver vous-mêmes de la crise qui s'annonce.
Ainsi, nous devons, avec notre faiblesse—et je parle de «nous» en Afrique dans ce cas—nous devons utiliser notre faiblesse même comme une force pour faire bouger les grandes puissances. Et ce pouvoir que nous avons, dans la faiblesse, est d'utiliser l'horreur complète, même par le nom, de l'enfant mort au bord de la route… Dire que cette personne est morte, cet enfant est mort, cette femme est morte, cet homme est mort, mais ce ne sont pas du bétail! Ce sont des êtres humains individuels qui meurent par centaines de milliers, approchant les millions. Ils sont assassinés. Assassinés par les gens que vous accueillez comme salonfähig [socialement acceptables] dans les gouvernements et les procédures similaires, aux États-Unis comme en Europe et en Grande-Bretagne. Que la presse d'Europe et des États-Unis loue comme les grandes figures…
Et les visages, l'individualité, la personnalité, l'avenir possible de cet enfant ou de cette femme ou de cette famille? Qu'allons-nous dire? Nous avons l'épreuve de la mort à affronter dans notre propre vie. Avons-nous simplement utilisé cette existence mortelle pour obtenir du plaisir et de la satisfaction, ou avons-nous utilisé le talent qui nous a été donné pour le rendre quand nous mourons quelque peu enrichi? Avons-nous fait quelque chose de notre vie, comme on dit en langage simple.
Aussi, nous sommes comptables de ce que nous faisons aux autres! Pas seulement à nous-mêmes. Il y a un être humain: qui sait quel potentiel est perdu quand cette personne meurt, enfant, au bord de la route? Et ils sont empilés comme du bois de chauffage au bord de la route!…
Voilà la passion. Si vous permettez cela, qu'en est-il de votre enfant, de votre sœur, quand le moment viendra. Qui pleurera pour eux? Si vous pouvez permettre cela, vous n'avez pas l'aptitude morale à survivre, et le registre de l'histoire est clair. Dans la chute des empires et des civilisations entières, quand l'humanité commet une erreur dans les idées dominantes, elle est punie par des calamités. Et quand les civilisations ne répondent pas aux calamités ainsi provoquées, alors l'univers est conçu par le Créateur de telle sorte qu'il fait quelque chose pour se purger de cette maladie que cette civilisation est devenue. Et c'est un tel moment. Et ainsi, en Afrique, je pense, comme je l'ai dit au début, pour comprendre l'Afrique, nous ici, dans cette salle, ne devons pas nous laisser tellement impliquer dans les détails sur le terrain que nous perdions de vue la connaissance et la vue d'ensemble nécessaires pour gagner.
Nous devons nous élever au sommet de la montagne d'où nous pouvons voir le passé et l'ampleur de l'humanité, au moins sur une certaine distance. Voir ce qui est arrivé à l'humanité, et utiliser notre connaissance des problèmes auxquels sont confrontés les centres de pouvoir, pour utiliser l'horreur même de ce qui a été fait, les crimes commis en Afrique, pour utiliser cela comme levier, pour forcer les gens à découvrir en eux-mêmes—y compris le président des États-Unis—à découvrir la passion de faire ce qui est nécessaire pour sauver toute l'humanité.
Nous devons nous élever au sommet de la montagne d’où nous pouvons voir le passé et l’ampleur de l’humanité, au moins sur une certaine distance. Voir ce qui est arrivé à l’humanité, et utiliser notre connaissance des problèmes auxquels sont confrontés les centres de pouvoir, pour utiliser l’horreur même de ce qui a été fait, les crimes commis en Afrique, pour utiliser cela comme levier, pour forcer les gens à découvrir en eux-mêmes—y compris le président des États-Unis—à découvrir la passion de faire ce qui est nécessaire pour sauver toute l’humanité.
C De Helga Zepp-LaRouche
Dix principes pour une nouvelle architecture internationale de sécurité et de développement
Proposés par Helga Zepp-LaRouche, fondatrice de l’Institut Schiller, le 30 novembre 2022.
Helga Zepp-LaRoucheFondatrice de l’Institut Schiller
Premièrement : La nouvelle architecture internationale de sécurité et de développement doit être un partenariat d’États-nations parfaitement souverains, fondé sur les cinq principes de la coexistence pacifique et sur la Charte des Nations unies.
Deuxièmement : La priorité absolue doit être d’éliminer la pauvreté dans chaque nation de la planète, ce qui est aisément possible si les technologies existantes sont mises au service du bien commun.
Troisièmement : L’espérance de vie de tous les êtres humains doit être prolongée jusqu’à son plein potentiel par la création de systèmes de santé modernes dans chaque pays de la planète. C’est aussi la seule manière de surmonter ou de prévenir les pandémies actuelles et potentielles à venir.
Quatrièmement : Puisque l’humanité est la seule espèce créatrice connue à ce jour dans l’univers, et étant donné que la créativité humaine est la seule source de richesse, grâce à la découverte potentiellement illimitée de nouveaux principes universels, l’un des buts principaux de la nouvelle architecture internationale de sécurité et de développement doit être de donner accès à une éducation universelle à chaque enfant et à chaque adulte. La véritable nature de l’homme est de devenir une belle âme, comme l’expose Friedrich Schiller, et la seule personne capable de remplir cette condition est le génie.
Cinquièmement : Le système financier international doit être réorganisé afin de pouvoir fournir des crédits productifs pour accomplir ces objectifs. On peut prendre pour référence le système de Bretton Woods originel, tel que Franklin D. Roosevelt l’avait conçu — mais qui ne fut jamais mis en œuvre en raison de sa mort prématurée — ainsi que les Quatre lois proposées par Lyndon LaRouche. Le but premier d’un tel nouveau système de crédit doit être d’élever de façon spectaculaire le niveau de vie, en particulier des nations du Sud global et des pauvres du Nord global.
Sixièmement : Le nouvel ordre économique doit être axé sur la création des conditions nécessaires à des industries et à une agriculture modernes, en commençant par le développement des infrastructures de tous les continents, appelés à être finalement reliés par des tunnels et des ponts pour former un Pont terrestre mondial.
Septièmement : La nouvelle architecture de sécurité mondiale doit éliminer le concept de géopolitique en mettant fin à la division du monde en blocs. Les préoccupations de sécurité de chaque nation souveraine doivent être prises en compte. Les armes nucléaires et les autres armes de destruction massive doivent être immédiatement interdites. Par la coopération internationale, il faut développer les moyens de rendre les armes nucléaires technologiquement obsolètes, comme le prévoyait à l’origine la proposition connue sous le nom d’IDS, suggérée par LaRouche et offerte à l’Union soviétique par le président Reagan.
Huitièmement : Autrefois, une civilisation pouvait sombrer à un coin du monde sans que le reste du monde ne l’apprenne que des années plus tard, en raison des distances et du temps qu’exigeaient les voyages. Aujourd’hui, pour la première fois — à cause des armes nucléaires, des pandémies, d’internet et d’autres effets globaux —, l’humanité est dans le même bateau. C’est pourquoi la solution à la menace existentielle qui pèse sur l’humanité ne peut être trouvée à l’aide d’arrangements secondaires ou partiels ; elle doit être trouvée au niveau de cet Un supérieur, plus puissant que le Multiple. Cela exige de penser au niveau de la Coincidentia Oppositorum, la coïncidence des opposés, de Nicolas de Cues.
Neuvièmement : Pour surmonter les conflits nés de la querelle des opinions — le moyen par lequel les empires ont maintenu leur contrôle sur leurs sujets —, l’ordre économique, social et politique doit être mis en cohésion avec la légalité de l’univers physique. Dans la philosophie européenne, cela a été discuté comme l’accord avec la loi naturelle, dans la philosophie indienne comme cosmologie, et l’on trouve des notions équivalentes dans d’autres cultures. Les sciences modernes, comme les sciences spatiales, la biophysique ou la science de la fusion thermonucléaire, accroîtront continuellement la connaissance qu’a l’humanité de cette légalité. Une cohésion semblable se retrouve dans les grandes œuvres de l’art classique des différentes cultures.
Dixièmement : L’hypothèse fondamentale du nouveau paradigme est que l’homme est fondamentalement bon et capable de perfectionner à l’infini la créativité de son esprit et la beauté de son âme, et qu’il est la force géologique la plus avancée de l’univers — ce qui prouve que la légalité de l’esprit et celle de l’univers physique sont en correspondance et en cohésion — et que tout mal est le résultat d’un manque de développement et peut donc être surmonté.
Un nouvel ordre économique mondial est en train d’émerger, impliquant la grande majorité des pays du Sud global. Les nations européennes et les États-Unis ne doivent pas combattre cet effort, mais, main dans la main avec les pays en développement, coopérer pour façonner la prochaine époque du développement de l’espèce humaine, afin qu’elle devienne une renaissance des expressions les plus hautes et les plus nobles de la créativité !
Créons donc un mouvement international de citoyens du monde, qui travaillent ensemble à façonner la prochaine phase de l’évolution de l’humanité, la nouvelle époque ! Citoyens du monde de tous les pays, unissez-vous !
Conçu par Lyndon et Helga Zepp-LaRouche au début des années 1990 comme une politique mondiale de « paix par le développement » — des corridors de rail, d’eau et d’énergie unissant tous les continents. Cliquez sur un marqueur clignotant pour explorer un projet phare.
Une perspective de développement sur cinquante ans pour la Palestine et Israël, proposée pour la première fois par Lyndon LaRouche en 1975 : une paix bâtie non sur des traités de papier, mais sur l’économie physique — l’eau, l’énergie et les transports pour tous les peuples de la région.
Le dessalement nucléaire pour créer une eau douce abondante là où la géopolitique se dispute aujourd’hui la pénurie
De nouveaux canaux, corridors ferroviaires et villes de développement reliant la région au Pont terrestre mondial
Le développement comme véritable fondement d’une paix durable
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Projet phare · Afrique
Transaqua
Le grand projet pour remplir à nouveau le lac Tchad — transférer vers le nord une petite fraction des eaux du bassin du fleuve Congo par un canal navigable d’environ 2 400 km, apportant eau, énergie et transports au cœur de l’Afrique.
Bénéficierait à quelque 40 millions de personnes dans 12 nations
Une épine dorsale navigable pour l’Afrique intérieure : irrigation, hydroélectricité et commerce
Restaure le lac Tchad en voie d’assèchement — transformant une crise sécuritaire en moteur de développement
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Projet phare · Amérique du Sud
Le port de Chancay & le corridor bio-océanique
⬡ Texte provisoire — le document de la brochure laisse cette section ouverte ; les projets ci-dessous proviennent de la carte du Pont terrestre mondial et peuvent être remplacés.
Le port aux eaux les plus profondes d’Amérique du Sud, à Chancay au Pérou, rejoint un corridor ferroviaire bio-océanique reliant la côte Pacifique à la côte atlantique du Brésil — réduisant jusqu’à un quart les temps de transport maritime entre Shanghai et l’Amérique du Sud et ouvrant l’intérieur du continent au développement.
Plus de 8 000 emplois directs et environ 4,5 milliards de dollars de revenus annuels estimés
Une épine dorsale ferroviaire démultipliant l’impact du port sur tout le continent
L’Amérique du Sud rejoint le Pont terrestre mondial
⬡ Emplacement réservé — le projet phare du Bronx sera annoncé.
Le Pont terrestre mondial ne concerne pas seulement des continents lointains — c’est une mission pour chaque communauté. La section du Bronx présentera l’organisation locale du mouvement des jeunes et un projet de développement concret pour New York, reliant le quartier au monde.
Texte du projet phare à fournir
Activités et événements locaux du mouvement des jeunes
Comment s’engager sur le terrain
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E Rencontrez le Sud global
Les voix de la majorité mondiale
Une série d’entretiens vidéo avec des représentants du Sud global — hommes d’État, scientifiques et dirigeants de la jeunesse — sur la chaîne YouTube d’Executive Intelligence Review.
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Dr. Seyed Mohammad Marandi: Causes of the War Against Iran and the Prospects for PeaceDr. Seyed Mohammad Marandi — Professor, University of Tehran
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Dignity in the Face of Genocide and War: The Mission of Yemen's YouthFadel Abdo Al-Dhyani — head of the Youth Development Association of the Republic of Yemen
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Kissinger's Ghost vs. The New Africa: David Hundeyin on NSSM 200 & the BRICS ParadigmDavid Hundeyin — journalist and founder of The Spearhead
“…we seek to be free from oligarchy, because not to do so would be to betray the divine spark of reason in ourselves and in others.”
— Lyndon LaRouche, 1990 · “In the Garden of Gethsemane”
Temps forts · Décembre 2025
Conférence Internationale des Jeunes en Ligne « Jeunes du Monde, Unissez-vous ! »
Des jeunes de six continents se sont réunis en ligne pour mener le combat pour un nouveau paradigme. Regardez les temps forts, puis prenez votre place dans la suite.
EIR · Revue Hebdomadaire
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